Le Stockage : Nouvel Enjeu de la Transformation Digitale  

Guest Post écrit par SCC

Le stockage est l’un des derniers bastions de l’IT où l’impact du digital a tardé à se faire sentir. Pourtant, après vingt ans d’une lente évolution, l’ensemble de l’écosystème du stockage semble vivre un réveil brutal. Nouvelles technologies logicielles et non plus seulement matérielles avec le SDS (software-defined stockage), nouveaux business models, systèmes plus flexibles et moins chers… La révolution est en marche alors que longtemps on a pu se contenter de changements incrémentaux successifs. Le tout, bien sûr, au service des utilisateurs et des entreprises.

Quel futur pour l’infrastructure ? Et quelle place, demain, pour le SDS ?

Les besoins en stockage croissent fortement, avec une nouvelle approche : l’agilité. La raison est double. D’une part, l’explosion du volume de données avec le big data, les réseaux sociaux, les IoT, etc. qui viennent notamment nourrir les services marketing. Et d’autre part, la transformation digitale, pour laquelle le stockage ne peut plus être une simple commodité mais devient un élément majeur, un outil actif des nouvelles infrastructures.

La transformation digitale, se décline sur la stratégie de l’entreprise en projets de transformation appuyés eux même sur de nouvelles technologies pour servir les métiers. Elle n’est possible que grâce à une infra renouvelée, notamment avec l’arrivée du cloud.

L’infrastructure, conçue comme un accélérateur, transparente et prenant en compte les spécificités de chaque population, doit être agile.

Conséquence : le stockage se veut lui-même agile et représente un nouvel enjeu de la transformation.

Une des clés de cette agilité réside dans la virtualisation. Le SDS met en œuvre la virtualisation par des technologies de désolidarisation par rapport au matériel. Il permet de passer de solutions purement hardware, rapidement limitées et obsolètes au fur et à mesure des besoins, à des solutions logicielles.

Ici, à l’opposé des « vieux » systèmes SAN, NAS ou RAID, la gestion de l’espace de stockage repose sur du logiciel et n’est pas tributaire du matériel. Par exemple, les systèmes de stockage SDS ne sont pas fondés sur des dispositifs conçus spécifiquement pour tel ou tel produit de tel ou tel fabricant. Une telle désolidarisation autorise des combinaisons logiciel-matériel sans freins, ce qui facilite évidemment la souplesse et favorise la vitesse de stockage avec, selon certains acteurs du SDS, des vitesses jusqu’à cinq fois plus élevées ! Le changement est majeur, comme avait pu l’être, il y a 15 ans, la virtualisation des serveurs avec l’arrivée de VMWare…

En même temps, les business models changent avec l’arrivée des solutions SDS couplées au cloud, telles que celle d’Amazon Simple Storage Service, plus communément appelée Amazon S3 et qui offre un stockage SDS sécurisé et évolutif, facilement accessible et surtout facturé à l’usage. Les économies peuvent être substantielles !

Le SDS va ainsi véritablement « booster » la virtualisation du stockage. Les cabinets d’études sont à l’unisson sur ce point : selon le Gartner Group, pas moins de 40 % des solutions de stockage devraient, dans les années à venir, passer par le SDS. Quant à IDC, il prévoit une augmentation très forte du marché SDS au détriment des autres technologies de stockage, alors que la demande explose pour les gros volumes de données comme nous l’avons mentionné plus haut. Pour les entreprises, le SDS est synonyme de simplicité, de flexibilité et d’évolutivité avec des coûts d’investissement et d’exploitation à la baisse. Le marché s’emballe avec de nombreux acteurs, startups ou grands groupes de technologie et des perspectives « explosives » que l’on sent bien lorsqu’on est au contact des besoins des entreprises.

Les applications SDS se multiplient et les capacités de stockage ne sont plus un frein. En théorie, elles sont même « sans limites » grâce à l’approche logicielle. Ainsi, on pourrait passer de capacités courantes de 200 téraoctets (1012 octets) à 20 pétaoctets (1015 octets) ! Cela concerne, par exemple, les caméras de vidéosurveillance à grande échelle (comme dans le métro), où aujourd’hui le stockage représente à lui seul 50 % du coût. Ou encore bien sûr les IoT, le data collect ou des domaines où le stockage peut être critique.

Avec, à noter cependant, un impact sur les métiers, en particulier pour la DSI qui voit son rôle évoluer, passant d’intervenant technique à manager du stockage exploitant la flexibilité de solutions cloud.

Le stockage vit sa révolution. Avec la virtualisation par le SDS, le secteur redevient innovant. La R&D explose. Et on compte déjà près de 300 solutions de SDS sur le marché… Il est donc indispensable de se faire conseiller.

 

 

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